20/03/2008

GOULAG

Tout au long de l'expo, nous sommes accompagnés par 27 citoyens-citoyennes européens(nes) qui à un moment ou l'autre du parcours nous expliquent  "en quoi l'Europe a changé leur vie".

Pour voir ce groupe des 27 : rdv sur la page complémentaire du blog.

Ma rencontre "coup de coeur" ?

Elle s'appelle Sandra Kalniete. Elle est Lettone. Elle est née dans un goulag. En 1989, elle a organisé la partie lettone "d'une chaîne humaine de 630 km faite d'un million et demi de personnes reliant les capitales des trois Etats baltes".

L'objet auquel elle est associée (dans le cadre de l'expo) est la plaque d'identification de son grand-père et des restes des fils barbelés du camp où celui-ci mourut en 1941.

Sur la photo de groupe, Sandra Kalniete est la 4ème à droite (2ème rangée).

Texte accompagnant la photo reproduite ci-dessous :

"On enroulait un fil de fer autour du cou du mort et on y attachait une plaquette portant son numéro de dossier de déporté. Même la mort ne leur rendait leur nom ni leur prénom. Ils étaient rayés de l'inventaire des vivants".  Sandra Kalniete "En escarpins dans les neiges de Sibérie".

"Cette couronne a été tressée en mémoire du prisonnier Janis Dreifelds, grand-père de Sandra Kalniete, qui mourut au goulag dans le camp no 7 du Viatlag le 31.12.41. La couronne a été tressée avec les restes des fils barbelés qui entouraient le camp".

3 2 08 037 - Copie


C'était le dernier billet consacré à l'expo "c'est notre histoire" dont je n'ai présenté que les toutes premières salles (hormis Sandra Kalniete "située" dans les salles consacrées à "l'Est"...Oui, pour beaucoup d'Européens, la seconde Guerre mondiale n'a pris fin qu'en 1989).

Vous désirez en savoir plus ? Foncez voir cette magnifique expo ! Ludique, dynamique, interactive, sans jamais perdre de vue ce que fut le quotidien de tout un chacun tout au long de ces 60 dernières années, sans oublier les défis d'aujourd'hui et de demain, elle nous plonge dans la grande et complexe aventure de la construction europénne. Chaque salle nous parle de notre histoire et de celle que nous sommes en train de constuire.

Je remercie la personne contactée d'avoir accepté que je mette sur ce blog Mémoire les photos prises lors de mes deux visites (décembre 07 et février 08).

19/03/2008

LES PETITES ROBES

L'avant dernier post faisait allusion au règne de la débrouille et à des petites robes... Les voici. 

La photo ci-dessous a été téléchargée sur le site de l'expo.

1945 : année zéro, on manque de tout, le "système D" doit pallier aux divers manques, la nourriture, les vêtements, etc.

La petite robe de droite a été créée avec des morceaux de drapeaux belge, américain, anglais.

Celle d'au-milieu avec des restes d'un drapeau nazi.

Et... coup de poing dans le ventre...

Celle de gauche appartenait à une petite fille assassinée à Auschwitz. 

Années sous sous sous zéro... Europe massacrée... Jamais l'être humain n'était descendu aussi bas dans l'horreur. 

petites robes expo

18/03/2008

CHERS COLIS

Et à propos des colis : retour vers le journal et la correspondance de R. Troye.

Extrait journal : jeudi 18 mars 1943

Chacun de nous a reçu aujourd’hui un colis anglais. Il y a là-dedans de quoi ébahir les pauvres que nous sommes devenus. Depuis le pudding jusqu’à la gelatine en passant par le jambon et la margarine, tout se trouve dans des boîtes de conserve. Et si j’en juge par le jambon bacon, quels délices ! Quand je pense que les prisonniers anglais reçoivent chaque semaine un de ces colis, heureux mortels ! Cela fait de la peine de les comparer à nos pauvres petits colis de la Croix-Rouge qui coûtent déjà tant de sacrifices à notre malheureux pays. Quant aux paquets de nos familles – les plus chers (dans les deux sens), j’éprouve toujours un serrement de cœur en consommant les victuailles qu’ils renferment. Ceux-là, nous ne saurons jamais ce que nos femmes, nos mères, nos sœurs ont souffert pour les confectionner. Ce ne sont pas les présents de la reconnaissance, de la compassion ou de l’intérêt, mais ceux de la tendresse.

carte colis

QUOTIDIEN 1945...

Cette dernière salle consacrée à 1945 (après, nous partons vers la grande aventure de la construction européenne) est on ne peut plus poignante. Des objets de la quotidienneté sont exposés : un ours en peluche, des robes d'enfants taillées dans des drapeaux, une lampe réalisée avec des restes d'obus et autres "créations" de la débrouille...  

Et puis, et puis... au milieu de la salle... un colis de prisonnier de guerre !

europe 030

 


  europe 029

 

europe 024

 

europe 027

 

europe 028

17/03/2008

L'EUROPE MASSACREE, DEPLACEE...

3 2 08 030

 


Europe "massacrée", "déplacée", mais aussi "ruinée", "affamée", "divisée", "humiliée", "marginalisée" !

Fascinante présentation, nous les visiteurs, lisont, relisont, quasi tétanisés, ces textes qui nous présentent ces chiffres de la mort et ce que fut l'Europe en 1945 : une terre dévastée, anéantie... Coventry, Dresden, Cologne, Berlin, Varsovie (et maintes autres villes) sont des ruines où errent des millions de sans-abris. Depuis janvier 1945, la faim tue des milliers de personnes (Rotterdam). L'Europe sort de la tourmente plus morte que vive, divisée,  amputée d'une moitié d'elle-même, Soviétiques et Américains se divisent la planète... Oui, année zéro. (source : textes de l'expo). 

Et sur le sol : ces gigantesques et obsédantes photos d'une ville européenne détruite...

Et dans le cadre de ce blog : le choc des chiffres ! Il y a donc eu 20 millions de prisonniers de guerre ! Prise de conscience que ce modeste blog vient de ce phénomène : le déplacement de population.


3 2 08 023

 3 2 08 024

 

3 2 08 025

 3 2 08 026

16/03/2008

EUROPE, ANNEE 0

Que dire de plus ?

Rien !

Le texte ci-dessous (photographié lors de ma visite) a tout dit...

Sinon qu'un des murs d'une des salles 1945 évoque "la joie" : diverses photos montrent des scènes de liesse (soldat US porté en triomphe par une population savourant le bonheur de la libération, etc). Et que le mur d'en face évoque "l'horreur" (les sinistres camps de la mort et leurs sordides charniers sont découverts....).

Et que dans la petite salle juste à côté se trouve une sculpture de Zadkine : un homme éventré hurle  les bras levés vers le ciel... La sculpture a été commandée par Rotterdam "en mémoire du bombardement de la ville par les Allemands en mai 1940".

3 2 08 009

3 2 08 008

15/03/2008

LES BOTTES !

"UNE PAIX QUI DURE QUELQUES DECENNIES EST UNE EXCEPTION DANS L'HISTOIRE EUROPEENNE"

Quelle phrase "choc" pour débuter ! Les premières salles nous rappellent d'où nous venons : du chaos. La construction européenne est née sur les ruines d'une Europe ravagée, détruite, exangue. 

Dans cette salle plongée dans l'obscurité, des rangées de bottes illustrent la violence de la guerre, l'oppression de l'occupation, la terreur de l'arbitraire.

Pensée pour tous ceux qui se sont retrouvés, d'une façon ou d'une autre, confrontés à la marche folle du totalitarisme.    

Et, dans le cadre de ce blog, pensée pour les prisonniers de guerre (les vaincus de 1940) qui derrière les barbelés de leurs camps, ont quitté les bottes pour des sabots.

illustration : la 2ème photo provient du site de l'expo.

europe 005

 

expo006

13/03/2008

"OU SOMMES-NOUS" ?

europe 053


Nous sommes à TOUR ET TAXIS...

L'expo : "C'EST NOTRE HISTOIRE" s'y tient jusqu'au 12 mai 2008.

Et pendant quelques jours -sur ce blog- : une présentation (très subjective) de l'expo ! 

Maintenant : Allons-y ! 

BONNE VISITE

europe 051