06/02/2010

ARTICLE PARU EN 1947

"Pendant leur longue captivité, les prisonniers tuaient le temps, outre leurs péripatéticiennes circonvolutions, par les moyens du bord : lire, jouer de la musique, ou l'écouter, monter un théâtre, bricoler, s'essayer à l'étude des langues, tenir des "journaux de guerre", accoucher de poèmes-états d'âme. Après plusieurs années, le monde fermé des barbelés devint un tout social, ignorant le reste du monde en guerre. L'imagination se libère et crée des fictions sur l'immédiat quotidien.

Le lieutenant Troye a écrit un roman policier. Choix étrange pour un captif. Seules quelques observations sociales pas très foudroyantes éclairent l'influence de la captivité sur l'auteur. L'écriture est celle d'un amateur, comme une calligraphie décorative sur les gamelles. Mais -diable pour un amateur- le livre commencé, il faut l'achever. A aucun moment la narration ne traîne. Elle enchaîne, s'emmêle  et se dénoue, et cela vous fait un habile roman policier.

Livre sympathique, écrit par un homme qu'on juge sympathique sans le connaître : un type de vrai militaire par vocation".

 

Note de l'auteure de ce blog : étrange article !

  presse 7

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