02.03.2008

EXTRAIT JOURNAL 3 AOUT 1940

Et que dit le journal (début captivité) au sujet du courrier ?

Le passage ci-dessous fait suite à l'épisode de la bibliothèque (O Stendhal !).

Les lecteurs du tout début de ce blog se souviendront qu'en 2006, le début du journal fut mis en ligne et remarqueront le "trou" entre  le 19 juillet 1940 et le 3 août 1940.

Ces lignes seront prochainement mises en ligne (et la présentation du journal du journal réorganisée).

"Je lisais donc les aventures de Fabrice, assis auprès de la fenêtre voisine de mon lit que j’ai pris l’habitude d’appeler « ma fenêtre » car elle n’est à vrai dire accessible qu’à moi seul.Tout à coup, un mouvement insolite me fit pencher à la croisée. Des officiers couraient et se rassemblaient tous autour d’une table de pierre sur laquelle l’un deux venait de monter. Distribution du courrier ! Je compte jusqu’à trois, si à trois, mon nom n’est pas cité, c’est que je n’en recevrai pas ! Un… deux…  Oh joie, à deux, je fus appelé ! C’était une carte de ma femme. Elle m’apprenait que l’armée belge était démobilisée et me citait le nom de certains officiers déjà rentrés à Charleroi… Et beaucoup sont déjà placés dans le civil… Oh les veinards ! Ils sont chez eux en famille et nous moisissons ici. J’eus le malheur d’en faire la confidence à mes camarades de chambrée et aussitôt le cafard. Oh ce démon qui rode dans le camp : comme on voudrait le prendre à la gorge et le terrasser. Parfois, on y réussit, une nouvelle optimiste la chasse mais il revient bientôt avec plus de vigueur, nous assaillir et nous meurtrir".

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