MEURTRE DANS UN OFLAG
Un roman policier écrit en captivité... Autres textes de son auteur... Et... Intense travail de mémoire
On en parle !
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BIENVENUE SUR CE BLOG MEMOIRE
Ce blog rend hommage à notre grand-père, Raymond Troye, officier de l'armée belge, prisonnier de guerre 40-45. Ce blog présente des passages de son roman "MEURTRE DANS UN OFLAG" ainsi que des extraits de son journal et de sa correspondance de guerre (écrits découverts après son décès)... Mais également une démarche mémoire (très) contemporaine.
Le narrateur est-il l'assassin ?
Dans un camp de Bavière , un prisonnier de guerre vient d'être assassiné ! Quelle misère de mourir derrière les barbelés... Le meurtrier ne peut être... qu'un autre officier ! Terrifiant ? Oui... Mais le pire c'est que le narrateur, à cause de cette maudite blessure à la tête, a perdu la mémoire ! Où était-il le soir du crime ? Que faisait-il ? Impossible de se souvenir. Seule certitude : sa haine de la victime.
Qui se souvient des oflags ?
Oflag est une abréviation de l'allemand : "Offizierlager" (camp pour officiers). Durant la 2ème Guerre Mondiale, des milliers d'officiers prisonniers (de toutes nationalités) ont transité-séjourné dans ces camps situés dans le "grand reich"...
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06-02-2010

ARTICLE PARU EN 1947

"Pendant leur longue captivité, les prisonniers tuaient le temps, outre leurs péripatéticiennes circonvolutions, par les moyens du bord : lire, jouer de la musique, ou l'écouter, monter un théâtre, bricoler, s'essayer à l'étude des langues, tenir des "journaux de guerre", accoucher de poèmes-états d'âme. Après plusieurs années, le monde fermé des barbelés devint un tout social, ignorant le reste du monde en guerre. L'imagination se libère et crée des fictions sur l'immédiat quotidien.

Le lieutenant Troye a écrit un roman policier. Choix étrange pour un captif. Seules quelques observations sociales pas très foudroyantes éclairent l'influence de la captivité sur l'auteur. L'écriture est celle d'un amateur, comme une calligraphie décorative sur les gamelles. Mais -diable pour un amateur- le livre commencé, il faut l'achever. A aucun moment la narration ne traîne. Elle enchaîne, s'emmêle  et se dénoue, et cela vous fait un habile roman policier.

Livre sympathique, écrit par un homme qu'on juge sympathique sans le connaître : un type de vrai militaire par vocation".

 

Note de l'auteure de ce blog : étrange article !

  presse 7


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06-02-2010, 00:47:24
Revue de presse (1946-1948)
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22-01-2010

15 novembre 1942

En lien avec le dessin mis en ligne il y a quelques jours, un extrait du journal de captivité.

Le dessin à mon avis date de la période Fischbeck.

Quelques lignes datées  du 15 novembre 1942 avaient déjà été mises en ligne en 2006.

* * *

"Deux solides tables teintées de bruns occupent le centre de la pièce : douze lits (ou plutôt 6 lits doubles jumelés en hauteur) sont alignés le long des parois en planches. Celles-ci sont garnies d'étagères chargées de livres et d'objets les plus divers : pâtes dentifrices, savon, rasoir, etc. Par ci, par là un clou où on pend une capote, un essuie-main, une paire de bottes. La paroi exposée au vent d'ouest fut tapissée de journaux par nos prédécesseurs, des officiers français. Cela indique qu'ils ont dû souffrir du froid pendant les deux hivers qu'ils ont vécu ici.

Dans un coin, la paroi est remplacée de haut en bas par du ciment. Là, trône un poêle en faïence ou céramique, bleu clair, très haut, imposant parallélépipède qui semble promettre une douce chaleur. Hélas ! La place destinée au charbon reste vide ou presque. Deux briquettes par jour, telle fut notre ration. Sur le poêle, une dizaine de casseroles. De chaque côté de la porte, deux armoires doubles dans lesquelles nous empilons nos bols, assiettes, pots à confitures, à graisse, à margarine, notre sel et nos menues réserves de vivres. Sur les armoires, des valises, des boîtes en cartons (où sont... les réserves ?) les plus importantes : pains d'épices, galettes, etc. Sur les portes des armoires, également, des cartes du front russe découpées dans des journaux allemands ou belges.

Près du plafond, maculé de taches de (...) courent des cordes sur lesquelles notre linge s'efforce de sécher".


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22-01-2010, 19:23:12
-Camp de Fischbeck
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17-01-2010

 Dessin hiver

Dessin d'oflag représentant Raymond Troye. Il serait signé R. Guiguet. Il n'est pas daté.

On remarquera que le prisonnier se tient tout contre le poêle et que les murs sont "tapissés" de journaux. Il devait problement faire très froid dans cette chambrée (Fischbeck ? Prenzlau ?) 

dessin (vert)


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17-01-2010, 13:48:33
-Camp de Fischbeck
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MEURTRE DANS UN OFLAG (Ré-édition 2006)
Groupe Luc Pire (Labor littérature). 172 pages. Disponible dans toutes les librairies. Prix : 9 euros.
Première édition : 1946
(Editions Charles Dessart).
Raymond TROYE (1908-2003)
Né à Gouy-Lez-Piéton (Charleroi) d'un père Belge et d'une mère Française. Chasseur ardennais avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Répétiteur de français à l'Ecole Royale Militaire (1949-1959).
R. Troye a été prisonnier dans les oflags suivants :
Eichstätt (VIIB) - Fischbeck (XD) - Prenzlau (IIA)
La rédaction
Ce roman a pour cadre l'oflag VII B d'Eichstätt où R.Troye fut prisonnier entre 1940 et 1942. Sa rédaction date de cette époque. Il fut corrigé et (terminé) à Prenzlau (oflag II A) le 18 septembre 1943.
L'ACTIVITE LITTERAIRE DE RAYMOND TROYE
Durant les 5 années passées derrière les barbelés, R.Troye écrira 5 romans. 2 seront publiés : "Meurtre dans un oflag" et "Le Pharmacien de Chantenelle", Les Editions Atalante, Bruxelles, 1947.
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